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L’heure du grand chantier !

L’élimination de l’Algérie dès le tour des 32 de la Coupe du monde 2026 a refermé une campagne bien loin des attentes suscitées avant le départ des Verts pour l’Amérique du Nord.

Avec un bilan d’une victoire, un match nul et deux défaites, la sélection nationale quitte la compétition avec davantage de questions que de certitudes. Si l’avenir de Vladimir Petkovic semble désormais scellé, le débat dépasse largement le seul cas du sélectionneur et concerne également le rendement de plusieurs joueurs ainsi que les orientations à donner à l’équipe nationale pour les années à venir. Le sélectionneur suisse concentre naturellement une grande partie des critiques. Ses choix tactiques, sa gestion du groupe et certaines décisions prises durant le tournoi ont été vivement contestés après l’élimination face à la Suisse. Plusieurs observateurs lui reprochent notamment un manque d’adaptation ainsi qu’une incapacité à corriger les faiblesses apparues dès le premier match.

En plus de Petkovic, des joueurs pointés du doigt

Cependant, réduire l’échec du Mondial à la seule responsabilité du staff technique serait incomplet. Plusieurs joueurs ont également montré leurs limites durant la compétition malgré les nombreuses opportunités qui leur ont été offertes. Le secteur défensif est particulièrement visé après les neuf buts encaissés en quatre rencontres. Le gardien Luca Zidane n’a pas réussi à apporter toute la sérénité attendue, tandis que la défense a souvent semblé en difficulté face à des adversaires pourtant à la portée des Verts. Au milieu de terrain, Ramiz Zerrouki et, dans une moindre mesure, Houssem Aouar n’ont pas toujours répondu aux attentes, malgré quelques passages plus convaincants. En attaque, Amine Gouiri a également traversé un tournoi compliqué, sans parvenir à peser régulièrement sur les défenses adverses.

Des cadres loin de leur meilleur niveau

La déception est d’autant plus grande que plusieurs cadres de la sélection n’ont pas affiché le rendement espéré. L’axe défensif, composé d’Aïssa Mandi et de Ramy Bensebaïni, censé représenter l’un des points forts de l’équipe, a traversé une compétition difficile. Les erreurs individuelles et le manque de solidité collective ont coûté cher à l’Algérie dans les moments décisifs. Au milieu, Nabil Bentaleb n’a pas non plus réussi à imposer son influence comme attendu. Dans ce contexte, Riyad Mahrez apparaît comme l’une des rares satisfactions parmi les anciens. Après avoir débuté le tournoi sur le banc face à l’Argentine, le capitaine a progressivement retrouvé son importance dans le jeu algérien avant de tirer sa révérence internationale au terme de la rencontre contre la Suisse.

La nouvelle génération frappe à la porte

Cette Coupe du monde a également confirmé l’émergence d’une nouvelle vague de talents appelée à jouer un rôle majeur dans les prochaines années. Ibrahim Maza a sans doute été la principale révélation algérienne du tournoi grâce à sa qualité technique et son influence offensive. D’autres jeunes joueurs ont également laissé entrevoir un potentiel intéressant, à l’image d’Anis Hadj-Moussa, Nadjir Benbouali ou encore Farès Ghedjemis. Plusieurs observateurs estiment également que certains éléments absents du Mondial, tels que Himad Abdelli, Ilan Kebbal ou Abdelkahar Kadri, méritent désormais une place plus importante dans le projet sportif de la sélection. L’idée d’un renouvellement progressif de l’effectif fait aujourd’hui consensus. Le Mondial a montré que certains cadres approchent de la fin de leur cycle international, tandis que plusieurs jeunes talents semblent prêts à assumer davantage de responsabilités.

-DJAMEL OUAGLAL

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