Le débat continu de faire rage sur les plateaux et sur les réseaux sociaux au sujet des deux rencontres officielles disputées par la sélection nationale dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) – Tanzanie/Ouganda/Kenya 2027, face respectivement à la Zambie (3 – 1) et au Burundi (2 – 2).
Le point ramené de Bujumbura a évité à l’Algérie une défaite qui semblait presque se profiler, ce qui a fait réagir le sélectionneur national, Brahim Hemdani en déclarant avec un brin de philosophie que «le point positif, c’est qu’on a pu revenir dans le match. Je préfère aujourd’hui voir le verre à moitié plein», dira-t-il en conférence de presse d’après- match.
Le coach national mesure, d’ores-et-déjà, les difficultés auxquelles il devra faire face dans un avenir très proche. Il faudra attendre le dernier match, celui du Niger en amical le 6 octobre prochain à Tizi-Ouzou pour établir le bilan et tirer les enseignements de ce premier stage à la tête des Verts.
Il aura d’ici là situé les faiblesses de son équipe, notamment ce début de match complètement raté face aux Hirondelles, une situation jamais vécu depuis plusieurs décennies par le onze national, et tous ces chantiers qui s’empilent les uns sur les autres, rendant sa tâche compliquée, y compris dans la gestion humaine du groupe après la désormais affaire Rayan Aït-Nouri.
D’ailleurs, un gros travail attend Hemdani sur le plan de la gestion sociométrique de ses hommes, afin de remobiliser les troupes et (re)créer les liens de solidarité autour d’un projet commun auquel tout le monde doit y adhérer et se sacrifier, notamment durant cette période très délicate de transition et de projection sur un avenir plutôt proche. L’échéance de la CAN-2027 est déjà dans huit mois au cours desquels trois dates FIFA seulement sont à exploiter pleinement.
Deux officielles pour évacuer les éliminatoires, en novembre 2026 et mars 2027, et une pour disputer un ou deux matchs de préparation avant de plonger dans une compétition qui s’annonce relevée et où l’Algérie risque de perdre son statut de tête de série.
En effet, si on considère le dernier classement FIFA, où elle a perdu une place, occupant le 30e rang, soit le 5e africain, l’Algérie pointera derrière le Maroc, le Sénégal, l’Egypte
et la Côte d’Ivoire, mais également les trois pays co- organisateurs de la CAN-2027.
Une situation qui compliquera davantage la mission des Verts si l’équipe ne sera pas prête d’ici là. Ce qui signifie qu’un travail intense, précis et performant devra être mené pour remplir l’autre moitié du verre que Hemdani apprécie à moitié plein, mais que la plupart des observateurs et supporters voient, malheureusement, à moitié vide, si ce n’est plus.
– LAFORDASSE
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