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CAF : Pourquoi l’UEFA n’est pas invitée au Cap-Vert ?(AB. Lahouari)

À quelques jours de la conférence stratégique de la CAF au Cap-Vert, une question commence à s’imposer : les 54 fédérations africaines vont-elles véritablement débattre de l’avenir du football mondial ou seront-elles invitées à confirmer une position déjà largement défendue à Zurich ? Gianni Infantino sera présent au Cap-Vert. Face à lui, les présidents des 54 associations membres de la CAF. Mais autour du président de la FIFA, plusieurs responsables africains occupent déjà des positions particulièrement importantes dans le dispositif zurichois. (Voir le + D’INFOS)

Ces dirigeants ont évidemment le droit de défendre leurs convictions. Mais ils ne parlent pas pour autant au nom des 54 fédérations. Et un détail mérite d’être relevé. En mai dernier, la CAF et l’UEFA présidée par Ceferin ( Notre photo) ont officialisé un nouvel accord de coopération courant jusqu’en 2031. Il porte notamment sur le développement du football, la formation, l’arbitrage, le partage d’expertise institutionnelle, la gouvernance et la participation à certaines conférences et manifestations des deux confédérations.

Un débat contradictoire ne devrait effrayer personne. Les 54 voix ne sont pas une propriété privée. Depuis plusieurs mois, l’Afrique est régulièrement présentée comme un bloc favorable à Infantino. Mais une chose est de soutenir un président de la FIFA. Une autre est de considérer que les 54 fédérations africaines doivent nécessairement adopter la même position. Les présidents des fédérations africaines sont parfaitement capables d’écouter Infantino, mais aussi d’entendre ceux qui ne partagent pas sa vision.

C’est peut-être là la véritable question que les dirigeants africains devraient poser. L’Afrique ne doit pas seulement être une réserve de voix. Elle doit être une force de décision. Infantino peut venir au Cap- Vert et défendre son bilan. Ses soutiens africains peuvent défendre leur position. Mais les 54 présidents doivent pouvoir poser leurs questions, entendre les arguments contradictoires et décider librement.

Sinon, à quoi sert une conférence stratégique ? Il ne faudrait pas que le Cap-Vert devienne une simple escale électorale sur la route de Zurich. Les 54 voix africaines ne sont pas à louer, ni à prêter, ni à confisquer.
– AB. LAHOUARI

LE + D’INFOS
La garde rapprochée africaine d’Infantino : Fouzi Lekjaa (Maroc), premier vice- président de la CAF et membre du Conseil de la FIFA, tout comme Hany Abo Rida (Egypte), Ahmed Yahia (Mauritanie), Djibrila Hima (Niger), Kanizat Ibrahim (Comores – catégorie féminine), Souleiman Waberi (Djibouti). D’autres dirigeants africains ont affiché leur soutien à Infantino. Le Suisso- helvétique Véron Mosengo-Omba, ancien SG de la CAF et actuellement président de la FECOFA. -RS.

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Source originale: www.footafrique.com →